DPE du quartier Est à Nogent-sur-Seine : bâti, étiquettes et enjeux immobiliers

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

Dans le quartier Est à Nogent-sur-Seine, les 1 457 DPE analysés décrivent un bâti majoritairement collectif, dominé par la période 1948-1974. Les étiquettes C sont les plus nombreuses et la proportion de logements classés F ou G reste inférieure à celle observée dans la ville.

DPE du quartier Est à Nogent-sur-Seine : bâti, étiquettes et enjeux immobiliers — Nogent-sur-Seine

Le dossier énergétique du quartier Est repose sur 1 457 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, au sein d’un échantillon de 2 336 DPE pour Nogent-sur-Seine. Cette base permet de décrire les logements diagnostiqués, leurs périodes de construction et leurs niveaux de performance, puis de les comparer aux indicateurs communaux disponibles. Elle ne constitue toutefois pas un inventaire de tous les logements du quartier : les proportions présentées portent sur les diagnostics analysés. Le profil qui se dessine associe une forte présence d’appartements, un bâti principalement construit entre 1948 et 1974 et une nette prédominance de l’étiquette C. Pour un propriétaire comme pour un candidat à l’achat ou à la location, ces résultats donnent un contexte local utile, sans remplacer la lecture du DPE propre au bien concerné.

Un bâti dominé par 1948-1974 et les appartements

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Est)Part du quartier
A322,2 %
B80,5 %
C96966,5 %
D36425,0 %
E584,0 %
F191,3 %
G70,5 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Est (Nogent-sur-Seine).

La période 1948-1974 représente 69,0 % des diagnostics du quartier Est. Le poids du bâti antérieur à 1975 atteint 71,3 %, tandis que les constructions d’avant 1948 ne comptent que pour 2,3 %. L’ancienneté du parc diagnostiqué correspond donc surtout à cette période intermédiaire, plutôt qu’aux immeubles et maisons les plus anciens. À l’échelle de Nogent-sur-Seine, la part du bâti d’avant 1948 s’élève à 19,3 %, ce qui distingue nettement le quartier sur ce point. La répartition par type de logement est également marquée : les maisons individuelles représentent 13,9 % des diagnostics, le reste concernant des appartements. Ces données décrivent un ensemble majoritairement collectif, mais ne renseignent ni la hauteur des immeubles, ni leurs matériaux, ni les équipements de chauffage. Elles ne permettent pas non plus de reconstituer l’historique des rénovations.

  • Période dominante : 1948-1974, avec 69,0 % des diagnostics. Ce repère situe l’âge du bâti analysé, sans suffire à déterminer la performance énergétique d’un logement particulier.
  • Constructions d’avant 1948 : 2,3 % dans le quartier, contre 19,3 % dans la ville. Le bâti le plus ancien est donc moins représenté dans l’échantillon local.
  • Maisons individuelles : 13,9 %, le reste étant constitué d’appartements. La surface médiane de 67 m² fournit un autre repère descriptif, sans détailler les surfaces selon le type de logement.

969 étiquettes C et une faible proportion de F et G

La distribution des étiquettes est dominée par les 969 diagnostics classés C, devant les 364 classés D. Les autres catégories rassemblent 32 étiquettes A, 8 étiquettes B, 58 étiquettes E, 19 étiquettes F et 7 étiquettes G. Le classement C constitue ainsi le principal repère énergétique de l’échantillon, mais il ne résume pas toutes les situations individuelles. Les classes A et B restent peu nombreuses, tandis que les catégories E, F et G sont également minoritaires. Les passoires énergétiques F et G correspondent à 26 logements, soit 1,8 % dans le quartier. Cette répartition montre surtout qu’un bâti largement antérieur à 1975 n’est pas nécessairement associé ici aux étiquettes les moins favorables. En revanche, les données ne précisent pas pourquoi les logements atteignent ces classes : aucune conclusion sur l’isolation, les travaux réalisés ou les systèmes de chauffage ne peut en être tirée.

1,8 % de passoires, contre 5,2 % à Nogent-sur-Seine

Sur les indicateurs disponibles, le quartier Est présente un profil énergétique plus favorable que celui de l’échantillon communal. La proportion de passoires F et G y est de 1,8 %, contre 5,2 % dans l’ensemble de Nogent-sur-Seine. La consommation médiane atteint 118 kWh/m²/an, contre 145 kWh/m²/an pour la ville. Le coût énergétique annuel médian estimé est également inférieur : 941 €, contre 1 031 €. Ces comparaisons portent sur des médianes et des proportions, et non sur une moyenne arithmétique de tous les logements. La surface médiane est identique dans les deux ensembles, à 67 m² ; cela apporte un repère commun, sans démontrer que les logements comparés ont les mêmes caractéristiques. Enfin, les DPE du quartier font partie de l’échantillon municipal : le résultat de la ville inclut donc celui du quartier Est, et ne décrit pas uniquement les autres quartiers.

  • Passoires énergétiques : 26 logements F ou G dans le quartier, soit 1,8 %, contre 5,2 % pour la ville entière. Ce résultat collectif ne préjuge pas du classement d’un bien mis sur le marché.
  • Consommation médiane : 118 kWh/m²/an dans le quartier et 145 kWh/m²/an dans la ville. La médiane constitue un point de comparaison, pas une consommation applicable à chaque logement.
  • Coût annuel médian estimé : 941 € dans le quartier, contre 1 031 € à Nogent-sur-Seine. Il s’agit d’un indicateur énergétique estimatif, à distinguer des dépenses effectivement constatées par un occupant.
  • Surface médiane : 67 m² dans les deux échantillons. Cette égalité ne suffit pas à attribuer les différences énergétiques à une cause précise, faute de données croisées sur les logements.

Vendre : situer le bien face aux 969 diagnostics classés C

Pour préparer une vente dans le quartier Est, les données locales servent avant tout à situer le logement dans son environnement énergétique. Avec 969 diagnostics classés C, cette étiquette est fréquente dans l’échantillon : elle constitue un repère de comparaison, sans permettre d’anticiper le prix ou l’issue d’une transaction. Un bien classé D, E, F ou G mérite une présentation précise de ses propres caractéristiques, plutôt qu’une description fondée sur la bonne position globale du quartier. À l’inverse, un classement A ou B est moins courant parmi les diagnostics recensés, mais les données ne mesurent aucune valorisation immobilière associée. Le vendeur peut rapprocher la classe, la consommation et l’estimation énergétique de son DPE des indicateurs locaux. Il importe de conserver la distinction entre ces informations individuelles et la médiane de 941 €, qui n’est pas une estimation personnalisée du logement vendu.

Louer : confronter le DPE du logement au repère de 118 kWh/m²/an

Pour une mise en location, la consommation médiane de 118 kWh/m²/an fournit un contexte, mais le dossier du logement reste le point de départ de l’analyse. La faible proportion locale de F et G, limitée à 1,8 %, ne permet pas de conclure sur la situation d’un appartement ou d’une maison en particulier. Le bailleur et le candidat locataire peuvent examiner ensemble l’étiquette du bien, sa consommation indiquée et son estimation de coût énergétique, sans assimiler cette dernière à une facture garantie. La surface médiane de 67 m² ne décrit pas davantage tous les logements proposés. Les faits disponibles ne comprennent ni calendrier réglementaire ni conditions juridiques de location : ils ne suffisent donc pas à déterminer la possibilité de louer un bien précis. Ce dossier apporte une lecture territoriale des performances, distincte de la vérification individuelle de sa situation.

Questions fréquentes

Le quartier Est est-il mieux classé que Nogent-sur-Seine dans son ensemble ?

Les indicateurs disponibles sont plus favorables dans le quartier : 1,8 % de passoires F et G contre 5,2 % dans la ville, et une consommation médiane de 118 contre 145 kWh/m²/an. Cela ne signifie pas que chaque logement du quartier surpasse chaque logement de la commune. La répartition complète des étiquettes de la ville n’est pas fournie.

Pourquoi le bâti d’avant 1975 n’entraîne-t-il pas davantage de mauvaises étiquettes ?

Les données montrent la coexistence de 71,3 % de bâti antérieur à 1975 et de 969 diagnostics C, mais elles n’en expliquent pas les causes. Aucun détail sur l’isolation, le chauffage ou les rénovations n’est fourni. Il serait donc injustifié d’attribuer cette répartition à des travaux particuliers ou à un mode de construction précis.

Peut-on utiliser les 941 € pour annoncer le budget énergétique d’un logement ?

Les 941 € correspondent au coût énergétique annuel médian estimé dans l’échantillon du quartier, pas au budget de chaque bien. Pour présenter un logement à la vente ou à la location, il faut distinguer ce repère territorial de l’estimation figurant dans son propre DPE. Cette médiane ne constitue ni une facture observée ni une garantie de dépense.

Sources officielles

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